C’est le sentiment exprimé par Eric Challan-Belavi, candidat à la présidence du MEDEF Bretagne, dans une interview au magazine 7 JOURS.
Entre instabilité politique nationale et érosion des marges, ce ne sont plus seulement les TPE qui vacillent, mais aussi des ETI et des groupes structurés.
« Les chefs d’entreprise ont toujours connu des tempêtes. La particularité de celle-ci, c’est l’absence de porte de sortie visible à moyen terme. Nous naviguons dans le brouillard, sans signaux clairs venant du monde politique. Nous ne voyons pas d’horizon s’éclaircir avant 2027. Cette absence de perspective freine les investissements et les embauches. Pour la première fois, des entreprises historiquement solides montrent des signes de fragilité. Lorsque ce ne sont plus seulement des TPE mais aussi des ETI ou des groupes structurés qui vacillent, cela signifie que c’est l’ensemble du tissu économique qui est atteint«
Pour le candidat, l’urgence est de restaurer une visibilité indispensable à l’investissement et de lever les verrous qui freinent le développement breton.
Parmi les piliers stratégiques, il faudrait réduire l’écart entre les besoins réels des filières et la cartographie des formations et agir sur les enjeux de mobilité et de logement pour sécuriser les recrutements.
« La Bretagne est solide et résiliente. Nous avons un secteur agroalimentaire fort, une filière maritime et navale stratégique, une base industrielle de défense qui monte en puissance ainsi qu’un secteur numérique et cyber dynamique. La diversité économique est une force. Nous disposons aussi d’un maillage dense de PME et d’ETI, souvent familiales et enracinées dans le territoire. Cette économie d’ancrage est précieuse«
Source: 7JOURS, 2 mars 2026. En ligne: https://www.7jours.fr/actualites/eric-challan-belval-medef-bretagne/

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